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Grégory Jégado, du balcon

exposition du 27 janvier au 5 mars 2016 
galerie quatre, 67, rue du quatre septembre, 13200 Arles.

Extrait de l’entretien non publié entre Emmanuel Ropers et Grégory Jégado à paraître à l’occasion de l’exposition Du balcon du 27 janvier au 5 mars.

Emmanuel Ropers : Je vois des choses dans les travaux sur papier qui émergent : utilisation de la bombe, certaines choses comme des glacis, et d’autres choses dans la peinture à l’huile sur châssis. Comment ça se découpe dans ton activité ? Ce sont des espaces de travail différents ? Des temps différents ?

Grégory Jégado : Ça peut se superposer mais ce n’est pas du tout la même temporalité. Pour la peinture je travaille dans un endroit très ouvert sur l’extérieur, pas du tout adapté pour travailler sur papier. C’est très brut, je peins quasiment dehors. Cet été, j’ai même commencé à travailler à l’extérieur, dans le jardin, par plaisir d’être dehors, par bucolisme. Mais j’ai été obligé d’arrêter parce que c’est impossible de me concentrer. Je n’arrive pas à fixer mon esprit. Ce qui entoure est trop grand par rapport au cadre que j’ai. Il y a trop d’informations à l’extérieur que je n’arrive pas à canaliser suffisamment bien pour me concentrer sur l’espace d’une toile. En plus ce qui est à l’extérieur, n’est pas là pour apporter une information c’est juste un environnement parce que je ne me servais pas de ce qu’il y avait autour comme élément, c’était juste par plaisir d’être dehors. Je ne regardais rien de spécial à part la peinture. J’ai une image en tête, de Schnabel en train de peindre une toile sur une plage à Long Island. Là c’est vraiment une question d’environnement. La toile est sur le sable, c’est un énorme truc. Il est devant… il y a un escabeau. On voit très bien qu’il n’est pas en train de peindre ce qu’il voit c’est juste qu’il aime bien peindre dans cet endroit là parce que c’est agréable. Tu es quelque part, pas dans l’atelier à Manhattan au 40e étage sur un plateau industriel, pour le coup très hors sol.

 

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