Home

SEMAINE 11.16
Robert Suermondt, galerie quatre, Arles
Commander : http://www.analogues.fr/?p=8296

Analogues-Semaine-397-cov-670x946

Xavier Noiret-Thomé : Cet ensemble que tu présentes à Arles est un peu la suite de tes architectures, de tes espaces, et de tes collages aussi.
Robert Suermondt : Le motif des chambres est venu de feuilles cartonnées desquelles j’avais extrait une série de collages. C’était des collages issus d’images de quotidiens pour la plupart en noir et blanc qui ont composé la publication Entreface. Pour reproduire ces collages, il a fallu les extraire de ces fonds différemment colorés. À l’époque, j’avais tenté pas mal de supports. Je me suis retrouvé avec une pile d’une centaine de feuilles trouées aux différents formats de ces coupures de presse. En les brassant comme on fait pour des cartes, je me suis aperçu qu’à chaque fois la succession de ces trouées offrait l’image d’une configuration architecturale unique, comme des chambres se succédant les unes après les autres.
Xavier Noiret-Thomé : Oui, des espaces, des mises en abyme d’espaces très abstraits.
Xavier Noiret-Thomé : Abstraits, ou basiques, mais qui fonctionnent très efficacement
comme illusion et en même temps comme déclaration du leurre de cette illusion.

Ce numéro de Semaine accompagne l’exposition Robert Suermondt, Le cas des figures, galerie quatre, Arles, jusqu’au 30 avril 2016.

Semaine n°397, revue hebdomadaire pour l’art contemporain
Auteur : Xavier Noiret-Thomé, entretien avec Robert Suermondt
Parution vendredi 18.03.2016


SEMAINE 03.16
Grégory Jégado, Du balcon, galerie quatre, Arles
Commander : http://www.analogues.fr/

 

12733405_1104021876295646_3784766247819705287_n

Emmanuel Ropers : Quand on articule philosophie et peinture on retombe sur cette question du subjectile qu’Artaud avait soulevée, qui serait l’idée d’une sorte de peinture qui préexiste presque à la matière.

Grégory Jégado : Si tu considères que le fait de créer des images c’est une médiation, tu peux considérer qu’en fait ce que tu transmets c’est une information qui est disponible dans un autre espace et cette information-là, tu la conduis. Donc, la fonction des images ce serait une fonction de représentation d’informations auxquelles tu accèdes ou pas, à un certain moment. On peut penser qu’il y a pas mal d’artistes qui fonctionnent de cette façon, de manière consciente ou moins consciente, mais ce ne sont pas les seuls. Si tu penses au mathématicien franco-russe, Mikhaïl Gromov, lui, il parle de la création mathématique comme la percolation d’éléments d’information qui sont disponibles sur un autre espace. Lui, il y met aussi des éléments liés à la mécanique quantique, etc., mais, à mon avis, qui ont à voir avec l’information.

Ce numéro de Semaine accompagne l’exposition Grégory Jégado, galerie quatre, Arles, du 27 janvier au 5 mars 2016.

Semaine n°396, revue hebdomadaire pour l’art contemporain
Entretien entre Emmanuel Ropers et Grégory Jégado
Parution vendredi 22.01.2016